Fiscalité & Financement

Où payer moins d’impôts en Europe ?

Où payer moins d’impôts en Europe ?

En matière d’impôts, l’Europe est un sac mélangé. Certains pays ont des impôts élevés, tandis que d’autres ont des impôts faibles. Et puis il y a les paradis fiscaux, qui ont des impôts très faibles voire nuls. Si vous cherchez à payer moins d’impôts, l’Europe est un excellent point de départ. De nombreux pays ont des taux d’imposition plus faibles que d’autres, et cela peut être un excellent moyen d’économiser de l’argent. Comme vous le savez probablement, la fiscalité est un élément indispensable de la vie dans chaque pays. En Europe, il existe de nombreux systèmes fiscaux différents, mais ils ont tous un objectif commun : ils imposent les revenus des particuliers et des entreprises et ces impositions varient d’un pays à un autre. Où payer le moins d’impôts en Europe ? C’est de ça nous parlerons dans cet article mais également dans notre article sur l’optimisation fiscale en tant qu’expatrié.

La notion d’impôt en Europe

Les impôts constituent l’une des plus importantes sources de revenus de l’Union européenne (UE). Les impôts servent également à redistribuer les revenus et les richesses entre les États membres de l’UE. Les impôts sont prélevés sur divers éléments, notamment le revenu, la propriété, les ventes, les importations et les exportations. Le taux d’imposition varie en fonction du type d’impôt et du pays d’où il est prélevé.

La charge fiscale en Europe est parmi les plus élevées au monde. En 2024, les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) représentaient en moyenne 34,1 % du PIB dans les pays de l’OCDE (source : OCDE, Revenue Statistics 2025, décembre 2025) et 40,4 % du PIB dans l’Union européenne (source : Eurostat, 31/10/2025).

Un certain nombre de facteurs contribuent à une charge fiscale élevée en Europe. Premièrement, l’assiette fiscale est relativement large. Cela signifie qu’un grand nombre de personnes et d’entreprises sont soumises à l’impôt. Deuxièmement, les taux d’imposition y sont relativement élevés. Attention toutefois aux moyennes qui circulent : elles ne mesurent pas toutes la même chose. Le « taux de prélèvements obligatoires » rapporte l’ensemble des impôts et cotisations au produit intérieur brut d’un pays et n’a rien à voir avec le taux qui s’appliquera à votre revenu personnel ; comparer deux pays sur cette seule base n’a aucun sens pour un particulier. Pour mémoire, la moyenne citée plus haut concerne les pays de l’OCDE et non votre feuille d’imposition.

Troisièmement, le recouvrement des impôts est relativement efficace. Cela s’explique en partie par le fait que les administrations fiscales en Europe sont généralement bien développées et ont accès à des technologies de l’information sophistiquées. Enfin, la conformité fiscale est généralement élevée en Europe.

Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles la charge fiscale est élevée en Europe. Toutefois, il convient de noter que la charge fiscale n’est pas uniforme sur le continent. Il existe des différences significatives entre les pays. Par exemple, en 2024, les prélèvements obligatoires atteignaient 45,8 % du PIB au Danemark, le niveau le plus élevé de l’Union européenne, contre 22,4 % en Irlande, le plus bas (source : Eurostat, 31/10/2025).

Le système fiscal en Europe est très différent du système fiscal des États-Unis. Le taux d’imposition en Europe est beaucoup plus élevé qu’aux États-Unis, et le système fiscal est beaucoup plus complexe. Il existe de nombreuses lois fiscales différentes dans chaque pays, et il peut être difficile de toutes les comprendre.

Les types d’impôts

Il existe de nombreux types de taxes en Europe, et chaque pays possède ses propres lois fiscales. Cependant, il existe quelques types de taxes communes qui sont prélevées dans la plupart des pays européens.

Le type de taxe le plus courant en Europe est la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette taxe est prélevée sur la vente de biens et de services, et s’ajoute au prix hors taxe ; son taux varie d’un pays à l’autre. La TVA est également connue sous le nom de taxe de consommation car elle est prélevée sur la consommation de biens et de services. Cette taxe est appliquée à tous les biens et services vendus dans l’Union européenne (UE). Chaque État fixe son taux normal, qui ne peut pas être inférieur à 15 % (directive 2006/112/CE, article 97) : il va de 17 % au Luxembourg à 27 % en Hongrie, et s’établit à 20 % en France et à 25 % au Danemark. Un autre type d’impôt courant en Europe est l’impôt sur le revenu. Cet impôt est prélevé sur les revenus des particuliers et des entreprises. Le taux d’imposition dépend du pays, mais se situe généralement entre 20 et 40 %.

L’impôt sur les sociétés est un autre type d’impôt qui est prélevé sur le revenu des entreprises. Le taux d’imposition varie selon les pays, mais se situe généralement entre 20 et 30 %. Il existe également d’autres types d’impôts en Europe, tels que l’impôt sur les plus-values, l’impôt sur les successions et la taxe foncière. Toutefois, ces impôts sont moins courants que la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. L’impôt sur le revenu des particuliers est un impôt sur le revenu personnel d’un individu. Les taux varient selon les pays. Certains pays ont également un impôt sur la fortune, qui est un impôt sur la valeur totale des actifs d’un individu.

Il existe de nombreux types d’impôts différents en Europe, mais ils ont tous un objectif commun : financer le gouvernement et les services publics. Les impôts sont nécessaires pour financer le gouvernement et fournir des services publics, mais ils peuvent également constituer une charge pour les contribuables. Pour s’assurer que les impôts soient équitables, il est important de comprendre les différents types d’impôts et leur fonctionnement. Grâce à ces connaissances, vous pouvez vous assurer que vous ne payez que les impôts que vous devez, et que vous ne payez pas trop.

Le système fiscal en Europe

Il existe trois types de systèmes fiscaux en Europe :

  • Le système d’impôt sur le revenu : C’est le type de système fiscal le plus courant en Europe. Il s’agit d’un impôt sur le revenu, les bénéfices ou les gains en capital.
  • Le système de taxe sur la valeur ajoutée : C’est une taxe sur la consommation de biens et de services. Il s’agit d’une taxe sur la valeur ajoutée aux biens et services.
  • Le système de droits d’accises : C’est une taxe sur la production, la vente ou la consommation de certains biens. Les droits d’accises sont prélevés sur l’alcool, le tabac et le carburant.

Il existe deux grands types de systèmes fiscaux en Europe : le système continental et le système anglo-américain. Le système continental se caractérise par un taux d’imposition plus élevé sur le revenu et la fortune, tandis que le système anglo-américain impose des impôts moins élevés. Le système continental est utilisé dans la plupart des pays d’Europe continentale, tandis que le système anglo-américain est utilisé dans le reste du monde.

  • Le système fiscal continental est basé sur le principe de l’imposition progressive, ce qui signifie que les taux d’imposition augmentent avec le revenu. Ce système est utilisé en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique. Le taux d’imposition sur le revenu se situe généralement entre 20 et 50 %. Les taux d’imposition sur la fortune sont également élevés, allant de 0,25 % à 0,75 %.
  • Le système fiscal anglo-américain est basé sur le principe de la neutralité fiscale, ce qui signifie que les taux d’imposition sont les mêmes pour tous les contribuables. Ce système est utilisé au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada. Le taux de l’impôt sur le revenu se situe généralement entre 15 et 35 %. Les taux de l’impôt sur la fortune sont beaucoup plus faibles, allant de 0 à 0,50 %.

Le principal avantage du système fiscal continental est qu’il permet une répartition plus égale des richesses. Le principal inconvénient est qu’il décourage le travail et l’investissement. Le système fiscal anglo-américain est plus efficace, mais il entraîne une répartition plus inégale des richesses.

La déclaration d’impôt en Europe

Le processus de dépôt d’une déclaration d’impôts en Europe peut varier en fonction du pays dans lequel vous vivez. Cependant, il existe certaines étapes générales communes à la plupart des pays européens.

La première étape consiste à rassembler tous les documents fiscaux nécessaires. Cela comprend tous les formulaires que vous devrez remplir, ainsi que les pièces justificatives telles que les reçus ou les relevés bancaires.

Ensuite, vous devrez remplir les formulaires fiscaux. Ce processus peut être complexe, il est donc important de vous assurer que vous comprenez les instructions avant de commencer.

Une fois que vous aurez rempli les formulaires fiscaux, vous devrez les soumettre aux autorités fiscales. Dans la plupart des cas, cela peut être fait en ligne ou par courrier.

Enfin, vous devrez payer tout impôt dû. Là encore, ce processus peut varier en fonction du pays dans lequel vous vivez, mais vous devrez généralement effectuer un virement bancaire ou utiliser une carte de crédit.

Une fois que vous aurez accompli toutes ces étapes, vous aurez réussi à remplir votre déclaration d’impôts en Europe.

Où payer le moins d’impôt en Europe ?

La Bulgarie

La Bulgarie

Si vous êtes à la recherche d’un pays européen où vous pouvez conserver une plus grande partie de votre argent durement gagné, la Bulgarie est peut-être le pays qu’il vous faut. Avec un taux d’imposition de seulement 10 %, la Bulgarie est l’un des pays les moins taxés d’Europe. Ce faible taux d’imposition s’applique tant aux particuliers qu’aux entreprises, ce qui fait de la Bulgarie une destination attrayante pour les entrepreneurs.

Outre le faible taux d’imposition, la Bulgarie offre également un certain nombre d’incitations fiscales pour les entreprises, notamment des vacances fiscales pour les nouvelles entreprises. Avec tous ces avantages fiscaux, il n’est pas étonnant que la Bulgarie soit l’une des économies à la croissance la plus rapide en Europe. Si vous êtes à la recherche d’un pays européen pour lancer ou développer votre entreprise, la Bulgarie devrait figurer en tête de votre liste.

Andorre

Andorre

L’Andorre applique un impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) institué par la loi andorrane 5/2014, dont le taux marginal maximal est de 10 %, l’un des plus bas d’Europe. Le barème comporte trois tranches seulement :

  • Revenus jusqu’à 24 000 € : 0 %
  • Revenus de 24 001 € à 40 000 € : 5 %
  • Revenus au-delà de 40 000 € : 10 %

Ce barème et les abattements associés relèvent du droit andorran et peuvent évoluer : vérifiez-les auprès du Departament de Tributs i de Fronteres de la principauté avant toute décision. Surtout, l’Andorre conditionne la résidence fiscale à une présence effective sur le territoire et à un investissement ou une activité locale : on ne devient pas résident andorran en louant une boîte aux lettres.

Monaco

Monaco

Le taux d’imposition à Monaco est très faible par rapport à d’autres pays. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreuses personnes choisissent d’y vivre. Le taux d’imposition est si bas que de nombreuses personnes qui y vivent ne doivent même pas payer d’impôts. C’est un énorme avantage pour ceux qui y vivent. Il existe de nombreux autres avantages à vivre à Monaco, mais les taux d’imposition sont certainement l’un des plus grands avantages.

Si vous envisagez de déménager à Monaco, vous devez absolument tenir compte des taux d’imposition. Ils sont très bas et vous permettront d’économiser beaucoup d’argent. Monaco est un endroit où il fait bon vivre et les taux d’imposition ne sont qu’une des nombreuses raisons pour lesquelles.

Attention : pour un Français, Monaco n’est pas une destination d’optimisation fiscale. En vertu de l’article 7-1 de la convention franco-monégasque du 18 mai 1963, les personnes de nationalité française qui transfèrent leur domicile ou leur résidence à Monaco restent assujetties à l’impôt sur le revenu en France, dans les mêmes conditions que si elles y résidaient. Seules échappent à cette règle celles qui résidaient de façon permanente à Monaco avant le 13 octobre 1957. Source : BOFiP, BOI-INT-CVB-MCO-10, version du 02/06/2021. L’absence d’impôt sur le revenu monégasque, instaurée par une ordonnance de 1869, bénéficie donc à toutes les nationalités… sauf à la vôtre.

Deux autres idées reçues à corriger. La TVA existe bien à Monaco : elle s’y applique sur les mêmes bases et aux mêmes taux qu’en France. Et il existe bien des droits de succession et de donation sur les biens situés en Principauté : 0 % en ligne directe et entre époux, mais 8 % entre frères et sœurs, 10 % entre oncles, tantes, neveux et nièces, 13 % entre autres parents et 16 % entre personnes sans lien de parenté. Source : monservicepublic.gouv.mc, fiscalité monégasque et droits de succession, mis à jour le 30/07/2026.

Les faibles taux d’imposition aident à compenser le coût élevé de la vie à Monaco, qui est parmi les plus élevés au monde. Monaco est un pays indépendant et ne fait pas partie de l’Union européenne, ce qui lui permet de fixer ses propres impôts. Le système fiscal de Monaco est très favorable aux personnes et aux familles aisées. Si vous envisagez de déménager à Monaco, vous devez absolument tenir compte des taux d’imposition suivants.

En résumé : Monaco n’applique pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques, ni d’impôt sur la fortune, ni de taxe foncière annuelle, mais applique la TVA et des droits de succession selon le lien de parenté. Et pour un ressortissant français, la convention de 1963 neutralise l’essentiel de l’avantage : c’est un choix de vie, pas un montage fiscal. Faites vérifier votre situation par un avocat fiscaliste avant tout projet d’installation.

Le Liechtenstein

Le Liechtenstein

Les taux d’imposition au Liechtenstein sont parmi les plus bas d’Europe. Le système fiscal du pays est basé sur un principe territorial, ce qui signifie que seuls les revenus gagnés au Liechtenstein sont soumis à l’impôt. Il n’y a pas d’impôt sur la fortune ou les gains en capital, et les droits de succession et de donation sont également très faibles. Le taux d’imposition des sociétés n’est que de 12,42 %, et la charge fiscale globale des sociétés n’est que d’environ 19 %.

Le Liechtenstein a signé des conventions fiscales avec plus de 60 pays, ce qui garantit que ses impôts ne sont pas affectés par les questions de sécurité.

Dans l’ensemble, les taux d’imposition du Liechtenstein sont très favorables pour les entreprises et les particuliers. Si vous cherchez à investir dans un pays à faible taux d’imposition, le Liechtenstein doit absolument figurer sur votre liste.

La Suisse

La Suisse

Le taux d’imposition en Suisse est l’un des plus bas d’Europe. La charge fiscale pour une personne seule gagnant un salaire moyen est d’un peu plus de 20 %. C’est nettement moins que la charge fiscale de la plupart des autres pays européens.

Plusieurs facteurs expliquent ce niveau de prélèvement. L’une des raisons les plus importantes est que le gouvernement suisse fournit de nombreux services sociaux qui sont financés par les recettes fiscales, notamment les soins de santé, l’éducation et les transports publics.

Le taux d’imposition en Suisse est également faible car l’économie suisse est très efficace. Le gouvernement suisse a mis en place un certain nombre de politiques qui encouragent les entreprises à investir et à créer des emplois. Ces politiques ont contribué à faire de la Suisse l’un des pays les plus prospères d’Europe, étant précisé que la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne.

Malgré le faible taux d’imposition, le gouvernement suisse est toujours en mesure de financer un large éventail de services sociaux. Cela est dû au fait que l’économie suisse est très efficace et que le gouvernement suisse a mis en place un certain nombre de politiques qui encouragent les entreprises à investir et à créer des emplois. Il en résulte que le gouvernement suisse est l’un des pays les plus prospères d’Europe, étant précisé que la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne.

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Malte

Malte

Le taux d’imposition à Malte est très raisonnable, surtout si on le compare à celui d’autres pays européens. Attention aux raccourcis que l’on lit partout : le taux nominal de l’impôt sur les sociétés maltais est de 35 %, l’un des plus élevés d’Europe. Ce qui rend Malte attractive, c’est un mécanisme de remboursement d’une partie de l’impôt aux actionnaires après distribution, qui abaisse fortement la charge effective dans certaines configurations. L’impôt sur le revenu des personnes physiques, lui, est progressif et atteint également 35 % sur la tranche supérieure.

Autrement dit, le système maltais n’est pas « simple » : il est technique, et son intérêt dépend entièrement du montage retenu et de votre statut de résident domicilié ou non domicilié. Les taux et conditions relèvent du droit maltais et évoluent : vérifiez-les auprès du Commissioner for Tax and Customs maltais et faites valider le schéma par un fiscaliste avant toute décision.

Malte est également un pays exempt d’impôts pour de nombreux types de revenus, notamment les dividendes, les intérêts et les redevances. Cela fait de Malte une destination attrayante pour les investisseurs.

Si vous envisagez de créer une entreprise à Malte, ou d’investir à Malte, il vaut la peine de considérer les implications fiscales.

Globalement, le taux d’imposition à Malte est très attractif et en fait une destination idéale pour les entreprises et les particuliers.

Chypre

Chypre

Les taux d’imposition à Chypre sont parmi les plus bas d’Europe. Le taux de l’impôt sur les sociétés y est de 12,5 %. L’impôt sur le revenu des personnes physiques est en revanche progressif : une première tranche est exonérée, puis les taux augmentent jusqu’à 35 % sur les revenus les plus élevés : il n’existe donc pas de « taux chypriote unique de 20 % », contrairement à ce qu’on lit souvent.

Il existe un certain nombre d’incitations fiscales qui font de Chypre un paradis fiscal attrayant, notamment : un faible taux d’imposition des sociétés, un faible taux d’imposition des personnes physiques et un certain nombre d’allégements fiscaux pour les sociétés.

Le taux d’imposition à Chypre peut atteindre 35 %, mais il existe de nombreux allégements fiscaux et déductions dont vous pouvez profiter. Par exemple, il n’y a pas d’impôt sur les revenus de sources étrangères, et il existe également des zones franches à Chypre. Cela en fait un endroit attrayant pour vivre et travailler.

Saint-Marin

Saint-Marin

Les taux d’imposition actuels de Saint-Marin sont parmi les plus bas d’Europe. Le taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est de 18 %. L’impôt sur le revenu des sociétés est également faible, à seulement 12,75 %. Et il n’y a pas d’impôt sur les dividendes ou les gains en capital. Cela fait de Saint-Marin une destination attrayante pour les entreprises et les investisseurs.

Saint-Marin a également une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de seulement 20 %. Ce taux est nettement inférieur aux taux de TVA d’autres pays européens. Par exemple, le taux de TVA en France est de 20 %, tandis que le taux de TVA en Italie est de 22 %. Cela fait de Saint-Marin un pays attrayant pour les acheteurs qui recherchent des achats hors taxes.

Dans l’ensemble, les taux d’imposition à Saint-Marin sont très compétitifs. Cela fait du pays une destination attrayante pour les entreprises et les investisseurs. Si vous êtes à la recherche d’une destination fiscalement avantageuse, Saint-Marin vaut vraiment la peine d’être considérée.

Le Luxembourg

Luxembourg

Le Luxembourg dispose d’un régime fiscal très favorable pour les entreprises et les particuliers. Le pays a un faible taux d’imposition des sociétés de seulement 20 %, et le taux d’imposition sur le revenu des personnes physiques est également assez bas, avec une moyenne de seulement 26 %. Il n’y a pas non plus d’impôt sur la fortune au Luxembourg. Tous ces facteurs font du Luxembourg une destination attrayante pour les entreprises et les particuliers qui cherchent à minimiser leurs obligations fiscales.

Le Luxembourg a également conclu un certain nombre de conventions de double imposition avec d’autres pays, qui réduisent encore la charge fiscale des sociétés et des particuliers faisant des affaires au Luxembourg ou avec le Luxembourg. Par exemple, la convention de double imposition entre le Luxembourg et les États-Unis permet aux sociétés basées au Luxembourg de payer un taux d’imposition réduit sur leurs revenus de source américaine.

L’île de Man

L'île de Man

L’île de Man est une petite île située dans la mer d’Irlande, entre la Grande-Bretagne et l’Irlande. Elle est une dépendance de la Couronne britannique et ne fait pas partie du Royaume-Uni. L’île de Man est une juridiction à faible fiscalité, sans impôt sur les gains en capital, sans impôt sur les successions et avec un seul impôt sur les sociétés. Le taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est de 20 %, et le taux de l’impôt sur les sociétés est de 0 %. L’île de Man applique en revanche la TVA au taux normal de 20 %, alignée sur le régime britannique (gov.im, rubrique VAT) : l’absence de TVA que l’on lit parfois à son sujet est une idée reçue. L’île de Man est un endroit idéal pour vivre et travailler. Les gens sont amicaux et les paysages sont magnifiques. Si vous recherchez une juridiction à faible taux d’imposition, l’île de Man est l’endroit idéal pour vous.

Espagne et Baléares : le cas Majorque

C'est la destination la plus fréquente chez nos clients, et paradoxalement l'une des plus mal comprises. Majorque n'a pas de fiscalité propre : c'est l'Espagne, avec les compétences fiscales de la communauté autonome des Illes Balears. Et pour un Français propriétaire en France, deux règles espagnoles changent tout.

1. Le résident espagnol déclare ses actifs détenus hors d'Espagne

C'est l'obligation que personne ne voit venir : le modelo 720. Tout résident fiscal espagnol doit déclarer ses comptes bancaires, biens immobiliers, titres et droits situés à l'étranger dès que l'une de ces catégories dépasse 50 000 €. Le calcul se fait par catégorie : solde moyen du dernier trimestre et solde au 31 décembre pour les comptes, valeur au 31 décembre pour les immeubles et les placements. Source : Agencia Tributaria, modelo 720, questions fréquentes.

Concrètement, un appartement locatif à Lille ou à Mulhouse dépasse ce seuil à lui seul. Il devra donc figurer dans votre déclaration espagnole, en plus de vos obligations françaises. Cette déclaration est purement informative (elle ne crée pas d'impôt), mais son omission a longtemps été lourdement sanctionnée, jusqu'à ce que la Cour de justice de l'Union européenne condamne le régime de sanctions en 2022. Les obligations déclaratives, elles, demeurent.

2. L'impôt sur la fortune porte sur le patrimoine mondial

L'Espagne applique un impôt sur la fortune (Impuesto sobre el Patrimonio) que la France a supprimé sur les actifs financiers depuis 2018. Pour un résident espagnol, l'assiette est le patrimoine mondial, donc votre immobilier français y entre. Le minimum exonéré national est de 700 000 €, mais chaque communauté autonome peut le modifier, et la déclaration devient obligatoire dès que le patrimoine brut dépasse 2 000 000 €, même sans impôt à payer. Source : Agencia Tributaria, mis à jour le 24/03/2026.

Bonne nouvelle pour Majorque : depuis le 1er janvier 2024, les Illes Balears ont porté leur minimum exonéré de 700 000 € à 3 000 000 € (loi 12/2023 du 29 décembre 2023). Au-delà, le barème régional s'échelonne de 0,28 % à 3,45 %. Source : Agència Tributària de les Illes Balears. L'archipel est donc devenu nettement plus clément qu'il ne l'était sur ce point : un renversement récent que beaucoup d'articles n'ont pas intégré.

S'y ajoute au niveau national l'impôt temporaire de solidarité sur les grandes fortunes, qui frappe le patrimoine net au-delà de 3 000 000 € (Agencia Tributaria, mis à jour le 28/11/2025), avec imputation de l'impôt régional déjà payé pour éviter la double imposition.

Ce que cela donne pour un expatrié français à Majorque

  • Vos loyers français restent imposables en France, avec le taux minimum de 20 % (30 % au-delà de 29 579 € pour les revenus 2025) et les prélèvements sociaux : 7,5 % ici, puisque l'Espagne est dans l'Espace économique européen.
  • L'Espagne les prend en compte pour déterminer votre taux d'imposition, en application de la convention fiscale franco-espagnole, avec le mécanisme d'élimination de la double imposition qu'elle prévoit.
  • Votre patrimoine immobilier français entre dans l'assiette espagnole de l'impôt sur la fortune : c'est le point que l'on découvre trop tard, et qui change l'arbitrage pour les patrimoines importants.
  • Le modelo 720 devient une obligation annuelle dès 50 000 € d'actifs hors d'Espagne.

Rien de tout cela ne disqualifie Majorque, qui reste l'une des destinations les plus recherchées par les familles françaises. Mais l'installation s'y prépare avec un fiscaliste des deux côtés de la frontière, pas avec un classement de taux trouvé en ligne.

Le point que la plupart des articles oublient : vous êtes français

Comparer les barèmes européens ne sert à rien tant qu’on n’a pas répondu à la seule question qui compte : où se situe votre résidence fiscale, et que reste-t-il imposable en France une fois parti ? Trois règles s’imposent avant toute optimisation.

1. La résidence fiscale ne se choisit pas, elle se constate

L’article 4 B du code général des impôts fixe les critères : foyer ou lieu de séjour principal en France, activité professionnelle principale en France, ou centre des intérêts économiques en France. Un seul critère rempli suffit à vous rendre résident fiscal français. Louer un appartement à l’étranger ne suffit donc pas ; en cas de conflit entre deux pays, c’est la convention fiscale bilatérale qui tranche, selon une hiérarchie de critères (foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité).

2. Vos revenus immobiliers français restent imposables en France

C’est le point le plus mal compris. Quel que soit votre pays de résidence, les revenus d’un bien situé en France sont imposables en France. Le taux minimum d’imposition des non-résidents est de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable et de 30 % au-delà pour les revenus 2025, sauf si vous démontrez que le taux moyen calculé sur vos revenus mondiaux vous est plus favorable (impots.gouv.fr, mis à jour le 26/02/2026). S’y ajoutent les prélèvements sociaux : 7,5 % de prélèvement de solidarité si vous êtes affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale de l’Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni, sinon 17,2 % en location nue et 18,6 % en location meublée.

3. Le cas Monaco : l’exception française

Monaco n’a effectivement pas d’impôt sur le revenu, sauf pour les Français. En vertu de l’article 7-1 de la convention fiscale franco-monégasque du 18 mai 1963, les personnes de nationalité française qui transportent leur domicile ou leur résidence à Monaco restent assujetties à l’impôt sur le revenu en France dans les mêmes conditions que si elles y résidaient. Seule exception : celles qui ont transféré et maintenu de façon permanente leur résidence habituelle à Monaco avant le 13 octobre 1957. Source : BOFiP, BOI-INT-CVB-MCO-10, version du 02/06/2021.

Autrement dit : pour un Français, Monaco n’est pas une destination d’optimisation fiscale, c’est un choix de vie.

Et l’exit tax ?

Le transfert du domicile fiscal hors de France peut déclencher l’imposition des plus-values latentes sur les participations importantes détenues dans des sociétés (article 167 bis du CGI), avec un mécanisme de sursis de paiement selon le pays de destination. Ce dispositif ne concerne pas les biens immobiliers détenus en direct, mais il change tout pour un chef d’entreprise. C’est un point à faire chiffrer avant de partir, jamais après.

Un avertissement qui vaut pour tout cet article : les barèmes cités évoluent chaque année et dépendent de conventions bilatérales, de votre situation familiale et de la nature de vos revenus. Rien de ce qui précède ne remplace l’avis d’un avocat fiscaliste ou d’un expert-comptable : faites valider votre situation avant de prendre une décision de départ.

Ce que nous voyons, nous, chez les expatriés français

La quasi-totalité de nos clients ne sont pas partis pour des raisons fiscales : ils sont partis pour un poste, un conjoint, un projet. La fiscalité est arrivée après, comme une contrainte à gérer. Et dans ce cas de figure, la vraie question n’est pas « où payer moins d’impôts », mais « comment continuer à construire un patrimoine en France pendant que je vis ailleurs ».

C’est le sujet de notre page dédiée : investir dans l’immobilier locatif en France quand on est expatrié.

Sources utilisées pour la rédaction de cet article

  • Code général des impôts, article 4 B (domicile fiscal) et article 167 bis (exit tax), Légifrance.
  • BOFiP, BOI-INT-CVB-MCO-10, « Convention fiscale entre la France et la principauté de Monaco », version du 02/06/2021.
  • impots.gouv.fr, imposition des non-résidents : taux minimum (mis à jour le 26/02/2026) et prélèvements sociaux.
  • Loi andorrane 5/2014 relative à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (Departament de Tributs i de Fronteres, principauté d’Andorre).
  • monservicepublic.gouv.mc : fiscalité monégasque et droits de succession, mis à jour le 30/07/2026.
  • Agencia Tributaria (Espagne) : modelo 720 (biens et droits situés à l’étranger) ; impôt sur la fortune, mis à jour le 24/03/2026 ; impôt temporaire de solidarité sur les grandes fortunes, mis à jour le 28/11/2025.
  • Agència Tributària de les Illes Balears : minimum exonéré et barème de l’impôt sur la fortune (loi 12/2023 du 29 décembre 2023).
  • gov.im (île de Man), rubrique TVA.

Page mise à jour le 26 août 2026. Les taux d’imposition étrangers cités sont donnés à titre indicatif et relèvent du droit de chaque pays : vérifiez-les auprès de l’administration fiscale concernée.

Questions fréquentes

Et l’exit tax ?

Le transfert du domicile fiscal hors de France peut déclencher l’imposition des plus-values latentes sur les participations importantes détenues dans des sociétés (article 167 bis du CGI), avec un mécanisme de sursis de paiement selon le pays de destination. Ce dispositif ne concerne pas les biens immobiliers détenus en direct, mais il change tout pour un chef d’entreprise. C’est un point à faire chiffrer avant de partir, jamais après.

Un avertissement qui vaut pour tout cet article : les barèmes cités évoluent chaque année et dépendent de conventions bilatérales, de votre situation familiale et de la nature de vos revenus. Rien de ce qui précède ne remplace l’avis d’un avocat fiscaliste ou d’un expert-comptable : faites valider votre situation avant de prendre une décision de départ.

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