Petite habitude chez nous : chaque mois, je refais le tour des banques qui acceptent vraiment les dossiers de non-résidents. Et le 11 juin 2026, la Banque centrale européenne a remis une pièce dans la machine en relevant ses taux directeurs de 0,25 point. Forcément, la première question des clients que j'accompagne depuis Singapour ou Dubaï est tombée dans la foulée : « Antoine, c'est encore le bon moment pour emprunter quand on vit à l'étranger ? » Voici ma lecture, centrée sur le profil expatrié.
Le contexte : la BCE relève ses taux
Le 11 juin 2026, la BCE a augmenté ses taux directeurs de 0,25 point. Dans l'immobilier, l'effet n'est ni mécanique ni immédiat : une variation des taux directeurs met généralement deux à quatre mois à se voir dans les barèmes. À titre de repère, la moyenne résident sur 20 ans tourne autour de 3,4 % en juin 2026 (source : Banque de France — crédits aux particuliers). Mais ce chiffre n'est qu'un point de départ : un non-résident n'emprunte pas aux mêmes conditions.
Pour un non-résident, concrètement
C'est là que ça compte vraiment. En juin 2026, pour un dossier expatrié, on observe sur le terrain :
- un taux plutôt situé entre 3,5 % et 3,9 % sur 20 ans selon le profil et le pays — soit une majoration de 0,1 à 0,4 point par rapport au meilleur taux résident. Autrement dit, le « 3,1 % » qu'on voit passer dans la presse vise les meilleurs dossiers résidents, pas les non-résidents ;
- un apport demandé de 20 à 30 %, qui peut grimper à 30-40 % pour certains pays hors Union européenne ;
- une décote de 10 à 20 % sur les revenus en devise étrangère (USD, AED, SGD…) pour couvrir le risque de change ;
- une durée souvent plafonnée à 20 ans, contre 25 pour un résident.
Les établissements réellement actifs sur les non-résidents restent CIC, BNP Paribas, Crédit Agricole, LCL et la Banque Transatlantique — et encore, via des cellules spécialisées, pas n'importe quelle agence.
Ce que ça change pour vous
La hausse de la BCE n'a pas encore atterri dans les grilles. Si votre projet est cadré et votre dossier non-résident prêt, la fenêtre actuelle reste favorable — c'est l'argument numéro un pour ne pas attendre. Si votre dossier est encore flou (apport à constituer, revenus en devise exotique, pays sensible), solidifiez-le avant de déposer : c'est lui, et pas le contexte de taux, qui fera la différence.
Avant de vous lancer, chiffrez votre projet sur notre site : estimez votre capacité d'emprunt de non-résident avec notre simulateur (résultat immédiat), et retrouvez le détail des conditions par banque sur notre page crédit immobilier expatrié, qui inclut un simulateur de mensualité.
Foire aux questions
Quel taux pour un crédit immobilier non-résident en juin 2026 ?
Plutôt 3,5 % à 3,9 % sur 20 ans selon le profil et le pays, soit 0,1 à 0,4 point au-dessus du meilleur taux résident. Le ~3,1 % vu dans la presse concerne les meilleurs dossiers résidents, pas les non-résidents.
La hausse de la BCE du 11 juin change-t-elle quelque chose tout de suite ?
Non. Une décision de la BCE met deux à quatre mois à se répercuter sur les barèmes. La fenêtre actuelle reste intéressante pour un dossier non-résident déjà prêt.
Les taux et conditions cités sont indicatifs, datés de juin 2026 et susceptibles d'évoluer. Ils ne constituent ni une offre de prêt ni un conseil personnalisé : votre situation mérite une étude dédiée.